Dans le train, le bus, l’avion ou la voiture, l’adorable petit bambin que vous portez sur vos genoux peut vite devenir un monstre violet qui vous attirera les foudres des 15 rangs autour de vous. Classement des modes de voyages les plus atroces par ordre d’atrocité décroissante.1. le train
2. l’avion
3. le car
4. la voiture
5. le ferry-boat
On avoue on a craqué
Même si ça lui donne l’air bovin, une tétine peut rendre bien des services. Indispensable, un bout de ficelle pour l’accrocher où vous pouvez, sinon elle tombera 10 fois par terre et si vous n’avez rien pour bien la nettoyer, il faudra user de votre palais (et je ne souhaite à personne lécher une tétine qui vient de rebondir sur le sol poisseux du RER B).
Pas encore testé : les somnifères, le maillet souple, le pendule.
Le train
Ce qui est bien avec la carte Enfants plus, c’est qu’on on a plein de réduction et en fonction des places disponibles, c’est parfois plus intéressant de voyager en première qu’en seconde. Ce que ne savent pas forcément les voyageurs de première. C’est regrettable et d’ailleurs ils vous haïssent déjà à peine le premier pied posé dans leur wagon. Ils n’ont d’ailleurs pas tord. Après de multiples voyages ferroviaires éprouvants (dont une bonne dizaine AR de 5 à 6h Paris-Côte Basque), une constatation s’impose : c’est l’enfer, mais bon, c’est toujours plus sympa que la voiture, surtout quand on en a pas. Difficile de ne pas subir une ou plusieurs crise de larmes (plus hurlements) parce qu’il : veut piquer l’ipod du voisin d’en face, taper sur le clavier du portable de l’homme d’affaire d’à côté et surtout ramper, ou marcher, dans l’allée. Tout petit bébé, il pleure pas mal et on se sait pas pourquoi. Plus tard, on comprend qu’il veut ramper dans tout le wagon, puis marcher et se cogner aux sièges parce que ça tangue. Après, il sera plus grand, on le flanquera devant son DVD et on aura la paix.
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Avec lui vous aimerez :Les strapontins encombrés de début de wagon s’il pleure (parfois vous y passerez la moitié du voyage), les traversées de 14 wagons avant de trouver celui où on peut le changer, le fait qu’il dorme après avoir beaucoup pleuré (et dans ce cas vous venez d’arriver à destination)
Avec lui, vous n’aimerez pas :
Ne pas pouvoir aller au toilette, ne pas pouvoir lire, ne pas pouvoir dormir ou si peu, les annonces tonitruantes pour des gares où vous ne descendez pas mais qui le réveille, les regards noirs de vos voisins.
Bon à savoir : Si vous voyagez seul avec lui, c’est que vous avez perdu à la courte paille. Vous n’aurez aucun répit mais partagerez un superbe moment de complicité que votre moitié ne vous enviera pas. A trois, les places « carrés » sont sympathiques sauf pour le 4ème larron qui n’a rien demandé. C’est toujours plus facile de prendre 2 places à côté et une troisième pas loin. Il y a aussi les places « kiosque » spécial enfants (qu’on a rarement (car il faut avoir un cousin à la SNCF)), mais là il faudra supporter les enfants des autres, forcément beaucoup plus pénibles.
Les horaires pas mal pour voyager :
Le pire : Le départ ultra matinal genre 7h du matin le jour de Noël pour ne pas rater le repas en famille à l’autre bout de la France à 13h. On a pas dormi (on a fêté Noël avec beau-papa la veille) et on ne peut pas dormir parce que votre bébé pète la forme. Le mieux : un départ vers 18h, le diner suit bientôt, ensuite, à condition de l’avoir bien fait courir 1h sur la plage, il devrait s’endormir sur le coup de 20h (bon, c’est arrivé qu’une seule fois mais c’était tellement beau).
L’avion :
Par pur sadisme, on ne voit que ça, les compagnies aériennes veulent absolument que vous portiez votre bébé sur vous lors du décollage et de l’atterrissage. On le ligote avec une espèce de sangle autour de sa taille. Ce bout de tissu très solide, souvent de couleur bleue, a tendance à glisser rapidement, surtout si votre enfant ne fait pas 50 cm de tour de taille. Votre adorable tête d’ange se tortille dans tous le sens pour : essayer de toucher la tête du voisin de devant, tenter d’enlever sa ceinture, jouer avec le clipet et se coincer les doigts dedans. Vous devrez lutter ferme pour calmer ce taurillon échappé de l’arène. En cours de vol, s’il arrive à dormir vous aurez un peu de répit sinon donner au taurillon tous les objets, jouets susceptibles de l’occuper un moment (jeter un coup d’œil par terre après l’atterrissage pour tout récupérer n’est pas du luxe). Cela peut être amusant de lui donner à manger pendant cette période, ce qui l’occupe. Dans les vols de Ryan Air, ils économisent les poubelles, prévoir un sac pour glisser les reliefs du repas et le cacher sous son siège ensuite. Pas encore tester : les vols de nuit long courrier.
Le car :
Testé sur des distances d’une heure, par exemple pour rejoindre un aéroport paumé de Ryna Air. S’il ne dort pas, cela s’apparente à l’avion, sans les phases d’atterrissage et de décollage, bref, c’est pénible mais cela dure heureusement moins longtemps que le train.
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La voiture
Hélas, en bon parisien, nous n’en possédons pas. Les quelques spécimens que nous avons loué lors de week-end nous ont appris une chose : du moment que notre bébé était bien calé dans son siège, c’est une méthode souveraine pour l’endormir, enfin pas tout le temps, le reste du temps il hurle.
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Le bateau :
Testé en Croatie à 8 mois, ferry entre les îles, il dormait sans sa poussette où jouait dans nos bras, 3h tranquilles. Testé en Suède, 13 mois, il savait ramper et rampait dans de nombreuses jambes suédoises en tripatouillant tous les objets parterre, dont les mégots. Nous étions obligés de laisser la poussette à l’entrée du bateau, ce qui est dommage car il ne pouvait y dormir dedans… Cela dit, le grand air peut lui faire du bien et l’assommer un peu.![]()