Les cyclades avec deux petits monstres

  

Bonne idée que le congé paternité : 11j de vacances d’affilées, de quoi filer dare-dare changer d’air sous le ciel limpide des iles grecques. Récit de notre voyage de 15j entre Mykonos, Paros, Amorgos et Santorin, entrecoupés de nuits blanches, d’odeurs de thym et de poulpe grillés avec nos enfants de 2 et 22 mois. 

 Le choix des îles

Choisir son île aux Cyclades s’apparente à un heureux supplice, tant toutes les îles paraissent alléchantes. Voyageant avec notre fille de 2 mois et notre fils de 2 ans, nous avons choisi de ne pas faire des coins trop perdus, d’où le choix de Paros qui nous a paru un bon compromis car l’île est un condensé de ce que l’on peut trouver dans les Cyclades, et c’est une plaque tournante pour visiter les autres cailloux égéens (bon, en plus on bénéficiait d’un super plan pour être logé dans la maison d’un ami d’ami).   

 
Les modes de transport

 Nous avons opté pour un vol nouvelles frontières pour voyager, avec un atterrissage à Mykonos et un décollage de Santorin ce qui nous a permis de voir ces deux îles au passage. Avant le 15 juin (et après le 15 septembre), il faut aussi faire attention aux liaisons maritimes qui peuvent vous obliger à faire l’impasse sur des destinations ou à privilégier certains groupes d’îles (un bon site www.gtp.gr pour les liaisons maritimes). Sur place, location de voiture à Paros et Santorin et bus et marche à Mykonos et Amorgos.

                                             

Le départ :« Note pour mes prochaines vacances : ne plus jamais prendre de charter. » C’est ce que je me suis dit au moment où l’avion pour Mykonos décollait enfin sur le tarmac de seconde zone de Roissy. C’est vrai que c’est pratique, Paris-Mykonos en direct en à peine de 3h, on évite Athènes et le ferry, plein de trajets pénibles en moins mais bon, se lever à 2h45 du matin pour un avion à 5h quand on s’est couché avec le dernier biberon à 1h, c’est dur et ça fait mal à la tête. Heureusement, le vol est peu rempli, les hôtesses de la compagnie XL sont extra et nous donnent les clés du premier rang.


Mykonos : ***

L’arrivée est un peu rude car il n’y a pas de taxi, grosso modo il n’y a que des cars pour groupe organisés. On parvient à partager un taxi avec une touriste qui l’avait réservé, il nous coûte dans les 9 euros pour à peine 10 minutes : bienvenue à Mykonos ! Pour éviter le centre-ville censé se transformer en boite de nuit géante à la nuit tombée, on avait réservé un hôtel sur les hauteurs, Pelican, très agréable, belle vue, personnel sympa et lit-bébé dans la chambre, 70 euros la nuit avec le petit déjeuner copieux.  

Le village est rempli de venelles tortueuses charmantes et fleuries, parfois juste assez large pour la poussette, elles ne sont trop encombrées de touristes fin mai, et c’est un vrai délice que de les parcourir. Une journée nous a par contre suffit, c’est ultra touristique en diable même à cette époque.

 

Délos : **

Nous y sommes allés depuis Mykonos en prenant le premier bateau à l’aller (9h) et le premier au retour (11h30) car il n’y a pas d’ombre du tout et ça cognait ce jour là. On peut faire la moitié des ruines avec une poussette, car contre il faut la laisser dans un coin si l’on veut monter vers le théâtre et au-delà. Un bon souvenir, notre fils a bien aimé les lions et les statues, notre fille a eu droit à son biberon dans un temple.

 


Paros ***

 

Ile agréable, pas mal de résidences secondaires de touristes allemands ou français, assez fleurie, un bon compromis des Cyclades avec de beaux paysages et pratiques avec des enfants.

 

 

Le voyage depuis Mykonos s’est effectué en hydroglisseur, seul moyen de transport l’après midi, en un peu moins d’une heure, pas de soucis. Sur place, nous avons loué directement une voiture, 25 euros par jour, un petit truc assez minus (hyunday Atos) qui nous obligeait à mettre la poussette sur le siège avant droit car elle ne tenait pas dans le coffre. Ils avaient un siège bébé pour l’ainé mais rien pour les nourrissons donc il fallait tenir la dernière dans ses bras. Fin mai, il n’y a quasiment personne sur les routes, la conduite s’effectue de manière très peinarde.

   

près du kastro de Parikia

près du kastro de Parikia

 

Sur place, nous étions à proximité de Parikia, qui représente à nos yeux le point de chute idéal, surtout pour ceux qui ne louent pas de voiture. La vieille ville est canon, beaucoup plus que Naoussa qui nous a paru surfaite. L’ile dispose d’un bon réseau de bus pour découvrir tous les villages mais une voiture est pratique pour partir au gré du vent. Début juin, la plupart des plages sont désertes donc pas besoin de filer explorer les mini criques, par contre cela tape déjà pas mal donc nous y sommes allés plutôt en fin de journée, en privilégiant les visites de villages le matin et les siestes à l’heure chaude.

 

Quelques idées sur Paros :

  • La descente de Lefkes à Podromos s’effectue sans trop soucis en 2h, peu d’ombre, un bus vous ramène de Podromos à Lefkes.
  • Parikia : visite de la vieille ville
  • Naoussa : mouaif, un peu galère en poussette et pas si terrible, par contre cela vaut le coup de se balader sur la pointe de … située à proximité
  • Marpissa : le plus beau village de l’ile, tout en pente pour la poussette et débordant de fleurs
  • Autres villages
  • Anti-Paros, écrasé de chaleur, le vieux kastro vaut le coup, et une voiture vous permet de filer au sud pour admirer de belles plages et surtout une jolie vue sur les micro-îles alentours

 

Amorgos : ****

 

Aaaaaaaaaaaaah, quelle île, montagneuse et ses à-pics sur une mer azur, cela change des destinations squattées par les tours opérators. Petite contrainte en basse saison : un seul bateau depuis Paros par semaine qui circule de jour (tous les autres partent le soir et arrivent à 3h du matin), le retour est plus correct (quoique) avec un départ à 6h.

 

 

Nous avons préféré loger à Katapola plus authentique qu’Aigali qui est devenu une sorte de gros village vacances. Nous avons logés 4 nuits à la pension Titika, 40 euros pour un appartement pour nous seuls donnant sur la baie. Deux ou trois magasin d’alimentation avec notamment quelques petits pots, pas donnés, et des resto un peu quelconques, sauf à Langada.

  

 

 

 Idée pour meubler ses journées :

Bus pour le monastère de Chozoviotissa: longue montée un peu pénible de 20 minutes quand on porte les enfants (escalier, oubliez la poussette), quelle vue et l’accueil est sympa avec les petits montres. De là, on peut tenter la remontée sur Chora (ramasser du thym très odoriférant en passant) par une rude montée, on peut aussi descendre sur la petite plage de galet en contrebas, c’est magnifique, l’eau est limpide. Un bus vous ramène ensuite à Katapola.

Bus pour Eghiali, de là, on peut soit reprendre un bus pour Langada, soit y aller à pied par un vieux sentier dallé superbe à travers les oliviers (1h30 lentement, en partie ombragé). A Langada, le restaurant principal est l’un des meilleurs que nous ayons fait, ah les aubergines presque confites, de là, on peut tenter une petite remontée plus au nord pour rejoindre une petite église et revenir sur Langada (pas un pet d’ombre). Ensuite, petite baignade méritée dans la baie d’Eghuali bien qu’elle soit moins propre que celle de Katapola selon notre hôte. Le soir, bon mal aux dos pour les deux parents porteurs d’enfants.

 

Santorin : *,5

Bien déçu par cette île qui dégouline d’(attrapes) touristes, même début juin. Les villages accrochés à la falaise semblent avoir été entièrement transformés en hôtels remplis de beaufs bling-blings venus pour se prendre en photo devant la caldeira en peignoir sur leur transat. Y passer quelques heures est bien suffisant, car la vue est tout de même exceptionnelle. Nous avons dormi une nuit à la pension flower, pas mal avec une piscine pour la pause baignade. Les bus étant bondés et la location de voiture abordable, il vaut mieux en louer une (25 euros) pour se promener vers des coins plus isolés du sud. On trouve tout pour les enfants sur place.


 


Nos affaires :

La compagnie XL, réservée via Nouvelles Frontières, nous offrait généreusement 15 kg par adulte. Bon, en éliminant plein de trucs au dernier moment, on est parvenu à baisser nos bagages en soute à 20 kg par personne (c’est passé), sans compte la poussette, avec chacun un petit sac à dos plein à craquer qui devait approcher les 10 kg.
 
 

 

  • Une poussette graco qui peut s’allonger et permet de mettre notre bébé comme le plus grand (mais pas les deux en même temps)
  • Le baby-Bjorn pour notre bébé
  • Un porte-bébé sac à dos pour les rando avec l’ainé (un léger, on s’est fait prété le Deuter1 car le notre, Deuter2, est trop volumineux pour ce type de voyage)
  • Une mini-tente, avec matelas gonflable pour les nuits de notre bébé
  • Deux moustiquaires (utilisées car nombreux moustiques, surtout à Paros)
  • Au moins 3 trousses à pharmacie pleine à craquer de trucs dont on s’est peu servi
  • Du lait en poudre pour notre bébé pour 2 semaines (pas toutes les marques partout)
  • Des couches pour les 2 monstres pour tenir quelques jours (on en trouve quasiment partout)
  • Un minimum de fringues pour les parents et un bon stock pour les enfants
  • Lunettes de soleil, bob et brassières, pelle, râteau et seau pour l’ainé
  • Un parapluie pliable qui fait office d’ombrelle lorsqu’on porte le bébé sur le ventre
  • Quelques petits pots pour l’ainé aux cas où
 
 

 

 

 

 

 

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